Lorsque l’impression 3D permet d’imaginer le futur.

De l'idée à l'objet. Pas de limites pour réaliser ce que vous avez imaginé.

Lorsque l’impression 3D permet d’imaginer le futur.

Uber vient d’effectuer sa première livraison commerciale en camion autonome. La livraison s’est déroulée avec l’aval des autorités de l’État du Colorado, sous la surveillance de la police des autoroutes.

Doté de deux caméras, d’un lidar, de deux radars frontaux et d’un GPS avec une cartographie préchargée, le camion a réalisé l’essentiel du parcours sans assistance humaine, à une vitesse moyenne de 90 km/h. Une personne présente dans la cabine – la législation sur place l’impose – a toutefois repris le contrôle sur les bretelles d’insertion et de sortie, ainsi que dans les zones urbaines.

A cette occasion,  il est intéressant  de revenir sur le projet de Stéphane Dubur, étudiant à STRATE, Ecole de Design basée à Sèvres en région parisienne, qui en 2015 a fait appel à Cresilas pour réaliser une maquette en vue de sa soutenance à l’oral. Le thème de son travail: « Comment en tant que designer puis-je résoudre le problème de la livraison du dernier kilomètre ».

Le projet de Stéphane Dubur fait parfaitement écho à l’actualité.

A l’inverse d’Otto, la filliale d’Uber, qui a réalisé cette première livraison en camion autonome, l’étudiant s’est penché sur le transport des marchandises en agglomération considérant qu’un camion, fût-il autonome, n’avait plus sa place en ville. S’appuyant sur la volonté des grandes villes à limiter l’accès aux poids lourds, Stéphane Dubur a imaginé un camion transportant des conteneurs autonomes et électriques. Le camion circule uniquement sur les grands axes routiers, alors que les conteneurs (modules autonomes) circulent uniquement en ville.

Cette vision du futur est tout à fait conforme au discours de Christophe Najdovski, l’adjoint aux transports de la mairie de Paris , qui annonçait en janvier 2015 que « plusieurs dizaines d’espaces logistiques urbains dans Paris devraient être mis en place. Nous avons par exemple réservé un espace de 600 mètres carrés dans les souterrains des Halles ». Les marchandises y seront regroupées avant d’effectuer les livraisons dans Paris avec des véhicules « 100 % propres ».

Le projet tel qu’imaginé par Stéphane Dubur s’inscrit à l’horizon 2030, lorsque les véhicules autonomes se seront démocratisés.
Un camion porteur  transporte 3 conteneurs autonomes, uniquement sur les grands axes routiers (autoroutes, rocades), pour aller de la plateforme logistique jusqu’aux abords de la ville, où les conteneurs sont déposés / récupérés par le camion, dans des « aires logistiques » (des parkings) réparties à différents endroits de la ville.
La tournée d’un camion ne consiste donc plus à livrer les magasins en ville, mais à déposer / récupérer les conteneurs dans les différentes aires logistiques.
Ce sont les conteneurs autonomes qui se déplacent ensuite par eux-mêmes jusqu’au magasin à livrer en ville.

Pour la présentation du projet, Cresilas a réalisé en impression 3D par stéréolithographie le châssis et la cabine du camion et s’est appuyé sur le  modelage à jets multiples pour les pneus en utilisant une matière souple proche du caoutchouc. Les différents  éléments ont ensuite été assemblés et peints par Cresilas.

Retrouvez ci-dessous une infime partie du travail de Stéphane Dubur et la maquette finale réalisée par Cresilas.

…De l’idée à l’objet